Jeux Olympiques


Ralentir la vague.

Il n’y a presque plus personne dans cette résidence. Petite jungle. Tout fleurit dans la cour, à tour de rôle. Un oiseau étrangement vindicatif solise entre 5h et 6h, éclipsant les piailleurs plus mornes. À l’aube, c’est les hululeurs : saccadés, pointillistes.

Le problème des souris risque de revenir. Si j’étais une souris, je choisirais un appartement dépeuplé et cossu dont je m’imagine surtout des tiroirs remplis de pain de mie. Je pourrais creuser des tunnels, des labyrinthes dans le pain de mie.

Promiscuité d’oubli, au marché. Comme si la gravité accumulée des corps et des courgettes déformait l’espace-temps et avec lui le principe de la distance réglementaire.

Se promener le plus loin possible, habillé comme dans les Jeux Olympiques et quand tu les vois tu cours.

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