Viendront des jours plus âpres (Ingeborg Bachmann, Die gestundete Zeit)
Quand nous étions encore confinés, j’ai entrepris de traduire un poème d’Ingeborg Bachmann, « Die gestundete Zeit ». Récemment, j’ai pu en discuter de vive voix avec Sonia qui, contrairement à moi, est une germaniste patentée. Nous avons aussi pu regarder la traduction de Françoise Rétif publiée chez Gallimard et avons décidé que la nôtre, elle était bien quand même. On la met là, parce qu’elle existe, et aussi parce que nous sommes peut-être seulement en sursis. Die gestundete Zeit Es kommen härtere Tage. Die auf Widerruf gestundete Zeit wird sichtbar am Horizont. Bald mußt du den Schuh schnüren und die Hunde zurückjagen in die Marschhöfe. Denn die Eingeweide der Fische sind kalt geworden im Wind. Ärmlich brennt das Licht der Lupinen. Dein Blick spurt im Nebel: die auf Widerruf gestundete Zeit wird sichtbar am Horizont. Drüben versinkt dir die Geliebte im Sand, er steigt um ihr wehendes Haar, er fällt ihr ins Wort, er befiehl...
Et ce qui est rassurant, c'est que tu as du PQ.
ReplyDeleteJ'en fais offrande aux divinités pour qu'elles soient disposées favorablement à mon égard.
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